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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 19:59

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Mémoire comme génétique sont dépendants de la plasticité du sujet. La vieillesse est un temps d'expériences inédites, mais son sociétal actuel est tentative euthanasique biopolitique, par l'enfermement des "sans-plus-de-force-de-travail". Quelle est la part de la fibrille, quelle est la part de la relégation sociale dans la "maladie" d'Alzheimer, ce caveau d'un environnement ? Chacun dispose, dans une globalité oxydable, d'une part de lui en dehors du temps physique, et le vieillissement est d'abord changement d'usage dans la gamme des temps, avant d'être perte d'une mémoire. On ne sait pas comment on va vieillir, et cela soulève une angoisse nouvelle, en creux dans celle de la mort: le vieillissement est la forme la plus réelle de la castration. Le vieillard ne revendique plus l'intégralité, il admet l'homme-sans, cette tension inhérente au fait de vivre, mais cherche à justifier sa propre sculpture; à se relier aux objets, même devenus internes, sachant qu'aucun fini ne peut faire terme. Comment s'étayer sur sa propre mort, expansive, ou, dans une posture mélancolique, se condenser sur ce seul interne ? Un colloque s'est érigé résolument pour endiguer la dé-liaison: "à  moi vous êtes utile", dira demain le psychanalyste au vieux, baignant dans un contre-transfert nouveau; un seuil du corps à traverser, une psychanalyse peut-être - une métaphysique certainement - du bonheur, au risque du vieillir. Mais règne et hante encore l'horreur des proches que l'on se cache toujours: vieillir, cette altérité fondamentale encore.


 

réflexions autour du

 Colloque international transdisciplinaire Dynamiques du vieillissement
Université Denis Diderot Paris 7,
15-17 mars 2012

 

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Published by panopteric - dans médecine conjonctive
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