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A chaque fois que le névrosé réussit l'assomption de son propre rôle, l'objet, le partenaire sexuel, se dédouble (un personnage se présente, qui est l'objet d'une passion plus ou moins idéalisée, et qui pousse d'ailleurs à une identification d'ordre mortel)

J. Lacan
Le mythe individuel du névrosé
Seuil, 2007

  P1030323

 

 

 

C'est le Réel de ces nuits d'amour: un troisième était là, à la fois moi et un autre, observant la scène, observant sa scène primitive, et cette présence dans le clair-obscur des ébats ne voit pas, elle est, immédiate. Qui est le troisième de ces nuits d'amour ?


 

Il est le « jamais deux » de Lacan, l'impossible des poètes, qui  oblige à l'avant et à l'après, cette nuit là il était bien présent, l'enfant-éternité naît de cet instant à trois où le deux revient inexorablement à l'un, de la fusion émerge ce Réel, cette proposition d'éternité qui doit se réaliser ou se déployer comme elle peut dans le temps,  l'enfant-éternité tente sa greffe au temps, s'y ré-ancrera de point en point, bien avant moi, bien après moi, mais pas sans moi. Dieu est peut-être bien permanence recréée chaque jour (A. Badiou), il n'est pas structure, il est processus, qui affleure dans le bonheur amoureux, l'enthousiasme révolutionnaire, le plaisir artistique, la joie presque surnaturelle qu'on éprouve quand on comprend, enfin, en profondeur, une théorie scientifique, celle-là même sans doute que de Certeau, construisant sa science du spirituel, tentait douloureusement d'écrire. Et tous  ces " tilts", "flashes" de tous les thésards en extase, mais désespérés.

 

 

 

1. c-est-le-reel-de-ces-nuits-d-amour

2. vers le Moi non narcissique

3. l'inconnu personnel, ce lien entre deux mondes

4. malaise dans la prothèse

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