- Le progrès ! Vous autres politiciens vous en parlez toujours... Comme s'il devait durer... indéfiniment... Toujours plus d'autos, plus d'enfants, plus de nourriture, plus de publicité, plus d'argent, plus de tout, - pour toujours... Vous devriez prendre quelques leçons dans mon domaine, - la biologie physique (...) Vous imaginez que nous sommes en progrès, parce que nous mangeons notre capital. Les phosphates, le charbon, le pétrole, l'azote, - allez, gaspillez tout ! Voilà votre politique !...
- Mais, bon Dieu ! L'autre danger (communiste) est imminent. Vousdésirezdonc une révolution politique et sociale ?
- Est-ce qu'elle réduira la population, et arrêtera la production ?
- Bien sûr.
- Alors, certainement, je désire une révolution (...) Le seul résultat de votre progrès, c'est que dans quelques générations il y aura une vraie révolution, - une révolution naturelle, cosmique. Vous êtes en train de détruire l'équilibre. Et, en fin de compte, la nature le rétablira.