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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 15:49



Nos ancêtres ont vécu “l'âge de l'outil".  A la fin du 18è siècle commença “l'âge de la machine” ou l'ère de l'énergie. En 1775, sont découvertes les propriétés de la vapeur. En 1790, Lebou découvre le gaz d'éclairage. En 1803, Fulton construit un bateau à vapeur et Dallery invente l'hélice. Jacquard le métier à tisser. Lavoisier, Chaptal créent la chimie. En 1832, 1ère ligne de chemin de fer, en 1837, 1er télégramme, en 1847, 1er cable sous-marin, en 1872, 1ère machine réversible de Gramme, en 1881, Edison découvre la lampe électrique. Puis, l'extraction intensive de la houille. On découvre le pétrole, le moteur à explosion, l'électricité. En 20 ans on fait plus de progrès qu'en 20 siècles. En travaux de terrassement il y a quelques années il fallait 350 heures de travail pour une fouille de 250 m3. Aujourd'hui une pelle mécanique et 2 hommes le font en 1 journée. Un ouvrier préparait un m3 de béton par jour: avec une bétonnière, un ouvrier fabrique aujourd'hui 137 m3 de béton dans sa journée, etc... Une machine écosse trois tonnes de petits pois à l'heure. Une machine soude 50.000 boîtes de conserves par jour alors qu'un ouvrier n'en peut faire que 350. La moissonneuse-lieuse-batteuse remplace 100 ouvriers, fauche, bat et ensache la récolte de 25 hectares dans la journée.


L'agriculture a fait de grands progrès depuis que l'on sait découvrir et fabriquer l'engrais convenant au sol, avec des semences sélectionnées. Les récoltes ont doublé, triplé, quadruplé etc... au point qu'on crie à la surproduction et qu'on détruit volontairement du blé, de l'avoine, du vin etc... pour empêcher la baisse.


A l'âge de l'outil correspondait la disette, avec l'âge de la machine nous entrions dans l'abondance de tout ce qui était nécessaire aux hommes tandis que pendant des milliers d'années c'était l'ère de la rareté. Tout devrait être abondant. Jamais nous n'avons pu créer autant de richesses. Le spectre de la famine qui hantait nos prédecesseurs, s'est évanoui. Pourquoi nous morfondons-nous dans l'inquiétude ?
 Pourquoi encore tant de misère devant tant d'abondance ? Pourquoi les prodigieux moyens de production dont on dispose ne permettent-ils pas d'assurer une vie décente aux vieux travailleurs, ni à tous les enfants de manger à leur faim ? C'est que l'abondance ne se partage pas. Les industriels, les agriculteurs, les commerçants feraient des affaires brillantes s'ils pouvaient vendre tout ce qu'ils offrent aux consommateurs. Pour vendre il faut des clients. Et pour un client il ne suffit pas qu'il ait besoin de l'objet, mais il faut qu'il soit solvable et on lui vend dans la mesure de sa solvabilité.





La loi de l'offre et de la demande doit s'exposer ainsi:

a) Lorsqu'un produit est rare (par rapport à la demande solvable) les clients se le disputent et son prix s'élève
b) Au contraire si un produit est abondant par rapport à la demande solvable, les producteurs cherchent à s'en défaire en abaissant les prix


Dès 1934, pour maintenir les prix et ramener la rareté des produits tout les gouvernements achètent aux producteurs le blé, le vin, obligent les usines à fournir moins de denrées, tissus, chaussures etc... Pendant un certain temps les solvables achéteront, ceux qui seront de moins en moins solvables manqueront enfin de tout. Et les producteurs eux-même verront leurs revenus diminuer de plus en plus.


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Published by panopteric - dans révoltes de papier
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