Dans le védisme et le bouddhisme ancien, les offrandes lors des sacrifices sont des aliments cuits. L'offrande cuite devient, par le rite, immortelle.
- Ch. Malamoud, Cuire le monde, rite et pensée dans l'Inde ancienne, La Découverte, Paris, 1989
2. On cuit au feu les briques. Ainsi on les rend immortelles.
Terre cuite !
Cuisson "profane", aussi, du monde, par lequel il va survivre au temps: dans le mobilier découvert par les archéologues, ces témoins "immortels" des civilisations passsées, il n'y a que du "cuit": tessons de céramique (argile cuite), niveaux d'incendies (charbon de bois), verre (silice cuite), métal (minerai cuit) ... et... os et coquilles ! L'os, ce résidu cuit de la moelle et de la parole... Ce "déchet" d'une cuisson (Ω = log Os) et qui n'est donc pas inerte, mais germe, comme nous l'explique Ch. Malamoud !
Dans l'humus des strates successives, trois types de témoins seulement: subsistent donc pour les archéologues:
Rituellement et pragmatiquement, le monde immortel est le cuit du monde...
Et la cuisson par la terre elle-même, est-ce que ça "compte" aussi (roches magmatiques, roches silicatées qui sont au commencement du cycle du calcium (coup de calcaire )) ?