La vie, le voyage entre la grande origine individuelle et notre grand devenir collectif. Champs d'oignons et case du Hogon. Tu parles de civilisation, tu dis qu'elle ne devrait pas être, ou qu'elle devrait être différente. Hier le fleuve, ce gardien qui coule vers les sources. Puis, déjà, la mer, bigarrée, historique, mais carrefour des autres, nous ne sommes plus sur la falaise, Passage a été cuit, Passage a été offert, Passage a été mangé. Café crême, les oiseaux voltigent, domestiques, dans le buffet de la gare, cinq heures à venir, en paix: lerêve de ce qu'on pourrait voir si la fenêtre s'ouvrait, et qui n'est jamais ce qu'on voit quand la fenêtre s'ouvre. Un autre fleuve.
16 janvier 2000 La vraie vie est nomade et contemplative, le reste meuble notre incapacité à rêver. Tout cela est absolument indépendant de ma volonté. Sentir, c'est être inattentif.