Celui d'aujourd'hui juxtapose cinq systèmes qui ne se parlent plus:
1. un centre riche en équipements où vivent les populations privilégiées; 2. la banlieue périurbaine des petits bâtiments collectifs des classes moyennes attachées au lien avec la centralité impossible; 3. l'aire pavillonnaire suburbaine condamnée à l'automobile comme lien; 4. les grandes barres enclavées des exclus et assignés à résidence; 5. des zones de campagne, refuges des "rurbains" (François Ascher, urbaniste, Le Monde, 15 mai 2009).
Le Hasard c'est la rue. La rue diverse et multiple de vérités à l'infini (...). Que fait-on dans la rue, le plus souvent ? On rêve, (...) on se laisse porter par ses ambitions, par ses rancunes, par son passé. (...) C'est notre sanctuaire moderne, la rue (L.-F. Céline,Semmelweis, 1924)
Je suis évidemment d'accord avec vous, et l'architecture du baron Hausmmann est encore un exemple de clarté par rapport à l'entassement des "barres" que l'on fait d'ailleurs sauter allègrement, sans avoir toujours prévu des solutions rapides de remplacement !
Mais toutes ces barrières sont-elles aussi infranchissables ? Allez au Forum des Halles, à Paris, c'est une agora multiculturelle (certes, la marchandise attire), un lieu de rencontres...<br />
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Belle citation que celle de Céline, merci.
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Réfugié en zône 2, je compte franchir les passages grace au vélo... Merci pour votre commentaire. Oui, il y a heureusement des noeuds de rencontres à faire, mais pour l'habitat lui-même c'est<br />
quand-même très catégorisé...<br />
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L
LungTa
20/05/2009 06:27
Hausman y travaille le plus souvent, cherchant à désenclaver les barres (souvent coincées entre la voie sncf, le périphérique et la décharge) par des nouvelles voies (à défaut de rues) ou de nouveaux moyens d'accès comme les trams<br />
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Bon ceci dit la vision est bonne mais pas générale, voir un peu datée d'il y a plus de dix ans,<br />
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déjà elle est française, dans d'autres pays anglosaxons les centres sont au contraires "abandonnés" aux plus pauvres<br />
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mais ensuite les grandes barres sont pour parties souvent entre le centre et la banlieue périurbaine, car à une époque, ils étaient dans la banlieue périurbaine, ensuite, dans les compagnes il n'y a pas que les rurbains, il y a aussi ceux qui ne sont même pas dans les barres, et comme la voiture est indispensable et qu'ils ne l'ont pas obligatoirement, ils se retrouvent "enfermés" dans ces grands espaces<br />
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merci en tout cas pour ce partage<br />
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cordialement
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C'est vrai que ce n'est qu'un modèle très schématique, et à la française, mais ça fait réfléchir. Merci pour vos précisions ! Vivent les rues, les trams et les interstices, et les villes<br />
intelligentes (Montpellier, peut-être, que je découvre).<br />
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