Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 17:34
Je n'ai pas de comptes à rendre alors j'ouvre - enfin ? c'est une première en tout cas, en direct - un bouquin de Bergson.
Vers quoi, vers qui tout me tend, atavisme et années trente de mon ancêtre maternelle (qui n'était donc pas entiérement du côté de l'amibe), Deleuze, Canguilhem, le traumatisme, les migrations, le SIDA, et tout  l'Autre fracassé que je suis et que je cherche.
J'ouvre enfin Bergson, car aucune oeuvre ne m'attend, matérielle: seule celle du lecteur, en route.
Y sera défini (Les deux sources) ce clos et cet ouvert, cet enfermement et cette ouverture au monde entier que recherchent les mystiques, les "non-coupés".



Moi animal, Moi social, et Moi profond, singulier et universel, "oriental". Survie occupationnelle, social en réseau supravital, mais le symbolique, et la noosphère, en seules réalités ultimes ? Imbrication de ces différents Moi, le social a bien ses racines en nous, il ne nous est pas externe. Tous les soirs le forestier de Kipling se met en habit noir pour "ne pas perdre dans son isolement le respect de lui-même".

Culpabilité originaire, clivage de l'humain, et "le souvenir du fruit défendu". "Sa connaissance à lui (le criminel qui "oublie") subsiste et le rejette de plus en plus hors de cette société" où nous ne pouvons être que des criminels de nous-mêmes: "la société parle à un autre"; "érigeons donc en maxime pratique que l'obéissance au devoir est une résistance à soi-même".


Je n'essaie pas d'effacer le passé:
je m'en sépare,
je l'offre - dans ses élans - au Réel en expansion dont le présent est la source.
Le crime a bien pu être commis,
je n'ai pas de comptes à rendre.
Et "le bonheur de l'homme n'est pas dans la liberté mais dans l'acceptation d'un devoir" (A. Gide) qui enthousiasmait mon tiers-mondisme juvénile n'était qu'un idéal de tranquillité passive au programme.




Face au "souvenir du fruit défendu", on peut se consacrer à rendre des comptes, à se relier socialement, à "recouvrir l'originaire", à sursoir au Réel, à "fonctionner", à se conformer, à se panser, famille, métier, lieu. On peut aussi, si l'on n'est pas né "non coupé" comme les prophètes, se séparer, se cliver (comme Anna Frank retournant le feuillet externe de son coeur vers l'intérieur), vivre "renonçant", Être, penser, ...et garder ses plaies: marcher.

Mais que fais-tu ici ? me demandera-t-il ?
mangi fi rek
, je suis là, seulement, répondrai-je, fier:
 je ne fais pas, je suis.



Bergson est bien un marcheur des marges
(allez, ça, c'est fait)



Enveloppé de radiations concentriques et enchevétrées de relations aux êtres, connecté par la maitri, l'individu est assigné à une position par son dharma;

"Mais notre tendance ne se révèle impérieuse que si nous nous écartons d'elle"; sinon nous n'avons pas conscience du
programme ; il nous faut faire le pas de côté, et "la conscience est cette hésitation même" par rapport au "devoir". Elle est le vrai travail, et douleur.

H. Arendt, dans Eichmann à Jérusalem, ne fit donc que "pirater" Bergson (ou Nietzsche ?) quand elle dit l'a-pensée en mode de fonctionnement du système totalitaire ?


Et si, princesse, on gagnait les "non-écoles" d'Auroville pour préserver l'indiscipline naturelle de ton enfant ?

(à suivre)
( Bergson (2): quand la compassion se départit de la haine )
Repost 0
Published by panopteric - dans fous de l'Inde
commenter cet article
30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 16:43
nonne, chanteuse, gouine: hommage


Et chantent les près et chantent les fleurs !

à
  Jeanine Deckers
(1933-1985)

Une voix magique qui se fera prendre en tenaille dans le mouvement d'ouverture-fermeture de l'Eglise de ces années-là. Beaucoup y seront fracassés avec elle, qui accompagnaient, poussaient, disaient, vivaient Vatican II: "calottes chantantes", prêtres ouvriers, evêques des pauvres, et tout un peuple qui chantait, tout un peuple de jeunes. Aujourd'hui, au moins, a le mérite de la grande simplicité: l'Eglise de Benoît XVI est fermée, enferme, limite, et plus aucune voix ne passe, il n'y a pas de naufragés mais pas non plus de survivants.

(faut-il être en marge de toute institution pour être soi ?)



aujourd'hui, sur la place, et en plein soleil, Luc Dominique

et à tous les enfants qui jouaient avec la lune
Repost 0
Published by panopteric - dans autographe
commenter cet article
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 20:53
Un nouveau chapitre de la biopolitique

alternative:
Il faut accepter et anticiper les "dommages fondamentaux"






Biopolitique des catastrophes: on pourrait nommer ainsi quelque nouveau genre de "gouvernement" des hommes, qui aurait les catastrophes pour épicentres. Les catastrophes plus que les "risques": ce à quoi nous avons affaire aujourd'hui, ce n'est pas seulement la question, supposée "libérale", du risque et du calcul des riques, de la probabilité de leur survenue et du degré d'incertitude que nous avons vis-à-vis de l'avenir, mais plutôt celle d'une certitude relative à la survenue permanente, proliférante, quasi-quotidienne des catastrophes. (...) Plus les menaces, réelles ou imaginaires, se font sentir, plus le statut des défenses et des protections se fait déterminant: la bio-politique contemporaine est immédiatement une immuno-politique à tendance paranoïaque, qui se soucie de frontières devenues de plus en plus inassignables, qui tente de calculer ce que serait une soi-disant bonne distance entre le "soi" et le "non-soi", qui s'interroge sur les "identités" et sur la "place" des "étrangers", qui cherche à savoir où est le "dedans" et où commence le "dehors". Et qui, pour notre plus grand malheur, aimerait que ces questions soient clarifiées, une fois pour toutes.

(...) On minorera les dommages fondamentaux (des catastrophes) qui, pris en considération, conduiraient à des changements politiques radicaux, et l'on pratiquera la "prévention", l'on appliquera le "principe de précaution" pour faire en sorte de continuer la forme actuelle de production ("développement durable") et de partage du monde ("guerre préventive"). C'est ainsi qu'un libéral assurera qu'il n'y a pas de risque zéro (en matière "environnementale") mais un risque infini (en matière de terrorisme "islamiste", irakien, iranien, etc...) (...)



Frédéric Neyrat, Biopolitique des catastrophes, Paris, Editions MF, 2008

cité in
La passion des catastrophes
Yves Citton
Revue Internationale des Livres et des Idées
Nov. - Déc. 2008 - n° 9
Repost 0
Published by panopteric - dans révoltes de papier
commenter cet article
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 17:30
Repost 0
Published by panopteric - dans révoltes de papier
commenter cet article
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 08:02


Pourquoi serions-nous tous lecteurs ?

Nous ne sommes pas censés être tous musiciens



écrit Edith Wharton (Le Vice de la lecture, 1903, réédité aux Editions du Sonneur, 2009).
Il y aurait un lecteur mécanique, obligé, moral, celui des salons,
et un lecteur-né,
seul (?) à même de comprendre
 (Et qui ne lit pas forcément la littérature "dominante")1



Etes-vous esclave de votre marque-page ?
Ou de vos notes ?
Ou de vos hôtes ?

carcans minables de l'éducation impeccable ?
création ?







1. Michel Guerrin, Le Monde, 24 avril 2009

Repost 0
28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 21:28
L'immunologie, ou la science qui inventa l'invasion par l'intérieur pour pouvoir exister




Sclérose en plaques (SEP):"auto-Anticorps" anti-myéline (contre la gaine)

Lupus érythémateux disséminé (LED): "auto-Anticorps" anti-nucléaires (contre le code)

Et gaine et code forment bien le "corps"...




On débattait autour de ces différents "modèles" de maladies "auto-immunes": émergence de cellules ou d'anticorps dirigés contre le "soi", antigènes du "soi" démasqués de leurs "sanctuaires" normalement impénétrables par le système immunitaire (oeil, système nerveux, gonades), ou agression induite indirectement, par réactions croisées, des anticorps induits par des germes particuliers reconnaissant aussi des motifs antigéniques du "soi" ?
On construisait, alors, l'agression à partir d'un intérieur. 1983. De  cette "auto-immunité" prétendue  on passa à l'agression réelle, et bien de l'extérieur (donc): le VIH. Car vint l'agression du virus du SIDA au coeur même du système immunitaire (cellules dendritiques, macrophages, lymphocytes T CD4+). Alors érigée en science, l'immunologie y perdit son aura clinique un peu mystérieuse, et de laquelle se réclamaient de pseudo-mandarins "internistes", qui durent céder de leur morgue aux biologistes.


Mais cette mort venue de l'extérieur augmentait bel et bien celle de l'intérieur, et les cellules mortes par apotose, ce suicide en conditions défavorables, survivent "karmiquement" par leurs antigènes internes, maintenant exposés en surface des cellules "nettoyeuses" ayant phagocyté leurs fragments; c'est bien aujourd'hui l'intérieur agressé qui s'exprime: des "auto-anticorps" peuvent bien alors se former par reconnaissance de ces motifs autrefois internes... mais ils n'intéressent plus personne, ayant perdu leur mystère, et leur nom, dans  ce vivant "deleuzien" caractérisé dans la communication entre ses différentes strates, du noyau à l'enveloppe. Le "soi" et l'"environnement": un continu de cyto"membranes", d'"enveloppes" tégumentaires, de "barrières" d'espèce, d'"interfaces" minérales / organiques...


Le VIH est bel-et-bien cheval de Troie, paradigme fondateur de l'immunologie (bio)(médicale). Perte d'étoffe d'une discipline maintenant strictement réduite au corps dans toutes ses acceptations.

Et ce "soi immunologique" que l'on voulait définir depuis ces mêmes membranes, enveloppes, barrières, est bien chevauchement de frontières privées et publiques ; le soi et l'environnement ne sont plus discrets mais continus dans un gradient antigénique, un environnement public nous habite,  ce « stroma » des histologistes, cette chair, ce corps qui fait face à l' « anti »-corps des immunologistes, mais n'est en fait que  contrepoint ou matrice de notre système immunitaire.

Repost 0
Published by panopteric - dans médecine conjonctive
commenter cet article
28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 11:28



- Le progrès ! Vous autres politiciens vous en parlez toujours... Comme s'il devait durer... indéfiniment... Toujours plus d'autos, plus d'enfants, plus de nourriture, plus de publicité, plus d'argent, plus de tout, - pour toujours... Vous devriez prendre quelques leçons dans mon domaine, - la biologie physique (...) Vous imaginez que nous sommes en progrès, parce que nous mangeons notre capital. Les phosphates, le charbon, le pétrole, l'azote, - allez, gaspillez tout ! Voilà votre politique !...

- Mais, bon Dieu ! L'autre danger (communiste) est imminent. Vous
désirez donc une révolution politique et sociale ?

- Est-ce qu'elle réduira la population, et arrêtera la production ?

- Bien sûr.

- Alors, certainement, je désire une révolution (...) Le seul résultat de votre progrès, c'est que dans quelques générations il y aura une vraie révolution, - une révolution naturelle, cosmique. Vous êtes en train de détruire l'équilibre. Et, en fin de compte, la nature le rétablira.


Aldous Huxley
Contrepoint (1928)
Plon 1980
Traduction Jules Castier
Repost 0
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 20:23
Avril 2009 (mais le lendemain)

Soit je n'existe plus depuis longtemps
Soit j'émerge comme à l'habitude de castration
Soit j'ai vraiment beaucoup marché ce matin ("pour rien")

Mais j'ai faim
Il suffirait d'un donné
Sinon: les pierres (et l'eau, arrache puis extase)

Soit

J'irai demain soir peut-être (chez A. Artaud)

Je me suis acheté de noir, et peu ample, au près du peu d'épaules
Pas un moiré bleu nuit ou terre: noir net de lumière
Et me plait:
Me suis mis noir, a-couleur et non non-couleur
(mea culpa)
Mais jugement indéfini sur la couleur
Ceci est couleur
Me dit le noir
Echarpées, toutes

J'habite donc ici
Malgré tout, moi, toi
Je suis (couleurs)
Malgré toi et l'enfant de toi
a-IVG

Espère revenir, donc (Je)

Je: ne sais rien faire
Je l'ai toujours clamé au premier soir
A toutes
Je: suis

Noir, merci
Ici est parfait
Cabinet
Très détourée
Tu dois venir

Je ne réserverai pas
Maintenant j'ai un genre
Et toutes me sourient
Tu viendras

Mon noir n'est pas absolu comme le votre
Qui entrez, assurées
Ses seins lourds et beaux
Puis
Montent l'escalier
(Elle n'est pas hautaine)

Hélas demain viendra
Et ses devoirs
(balcon ou pas, bureau ou pas, enfant ou pas)
Tricher la vie, tricher le jour

Mais reviendra l'espace des grains de vin
Bonheur

Masquage du rien ou au-delà de ce rien des autres ?
Oubli ou création ?
Art: fonciérement solitaire ?
Est le Soi
Comme le noir, enfin

Et j'existe parce que je lis Mille Plateaux dans une chambre d'hôtel familial sur cour une étoile mais laquelle ! oiseaux, rideaux à lumière et pain brut à saveur bidet à dé-marches dé-faire
(hyper-rire)


Repost 0
Published by panopteric - dans le grand bleu du ciel
commenter cet article
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 17:28
Une étude internationale démontre l'absurdité de l'amalgame entre violence et maladie mentale


NON, avoir des "troubles mentaux", ce n'est pas une "cause de violence".


C'est le résultat de l'étude de Elbogen et coll. publiée en février 2009 dans les Archives of General Psychiatry. C'est scientifiquement aussi que nous devons lutter contre les idées reçues stigmatisantes et relayées au plus haut niveau de l'Etat.

 A lire : l'article (en anglais),  et sa présentation en Français dans le Quotidien du Médecin (http://www.collectifpsychiatrie.fr/spip.php?article94) et dans le Figaro http://www.collectifpsychiatrie.fr/spip.php?article93
Repost 0
Published by panopteric - dans révoltes de papier
commenter cet article
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 17:00
Mais est-ce qu'on est dehors ou dedans le camp ???
Nicolf Karcher, pdg de $ark€land (ex Rép. française)





Repost 0
Published by panopteric
commenter cet article