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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 14:07

4 février 2011/2 juin 2012

burningchaos.jpg

photo@alcoodoc

 

En recherche, de nuit toujours, de ces stations-service, insurrections légales des marchandeurs rapides et des touristes obligés. Le diable, qui se terre dans les détails de la ville, est quelque peu dépassé ici, d'espace et de repos; le diable n'est pas  électrique, et dans l'arrêt nous ne sommes pas conductance. Le diable ne peuple que le social; la vie, elle, fait la place au contreforts de l'humain, fleur et abeille y sont du même feuillet,  il s'agit d'abord de déplacer la représentation, de forcer au saut d'une nouvelle représentation1,  le non-humain n'implique aucun nanotechnologique, il est éloge de la poussière, du sable que nous devenons et qui un jour nous traverse, l'homme est un fragment sans aucun équipement surnaturel, la mystique est écologie. Nous avons un destin de grille-pain2, cuisant le monde, nous sommes processus sans la conscience de l'être, et nous ne sommes certes pas, parmi tous les existants, ceux qui sont des fins en eux; mais produisant un reste, extirpant cette altérité snobée qui nous tient et nous voyage du dedans, nous métabolisons le silence de l'indignation en germe de révolution, vers cet autre côté de la vie où l'homme-mémoire bergsonien doit réapprendre à vivre sans oublier, tissant le fil rouge brûlant extirpé de ce temps du silence, snobant le gué des jours de peu.


 

 


 

1. S. Houdart et O. Thierry, Humains, non-humains. Comment repeupler les sciences sociales, La Découverte, 2011

2. S. Ferret, Deepwater Horizon. Ethique de la nature et philosophie de la crise écologique, Seuil

 

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