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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 08:47

Un site holistique, rasique, conjonctif, qui invite à une réflexion non pas sur le monde mais dans le monde dont nous sommes part, livrés aux  frontières de la Maya, ces limites en réseau que notre mental cultive a volo dans son impuissance, ces murs, depuis la première illusion de l'imperméabilité de la membrane cellulaire qui serait barrière ferme entre l'inorganique et le biologique, jusqu'aux cicatrices-frontières de nos "nations" pourtant métastables et uniquement nourries du flux, de la migration des hommes comme des pensées ... Imagine ! Le Monde ouvrant ses colonnes  à des alternatifs de la conscience... et c'est bien ce que fait le Hindustan Times ! L'Inde: une vraie presse, multiple, très bon marché, très libre et très critique face aux politiciens régionaux comme locaux, et surtout qui sait garder un mode de pensée et de vocabulaire même qui ne cèdent pas à l'uniforme mondialisant. Back to the speakingtree. in !!!

 

Autour d'un article récent:

 

 

 

 

Raj Kachroo

Conflict necessary for creativity ?

 

 

  P1040197.JPG

 

Conflit interne freudien de la "construction du moi", débat de l'Inde ancienne sur le conflit entre un  "personal Self" et un "impersonal Self",  et ici extension du débat à la non-nécessité d'un conflit entre action et paix, qui nous renvoie clairement à la philosophie d'Aurobindo (le site ne cache pas son étiquette "New Age", mais sans doute ici sans toute la connotation sectaire et bobo-économique qu'on peut lui connaître en occident), cette pensée active loin d'une tranquille résignation ou renoncement aux réalités de cette vie. Une "guerre" est louable si justement elle combat cette résignation, celle de la recherche constante du profit, comme celle du renoncement total; mais aucune guerre n'est bonne en elle-même, est-il besoin de préciser, oui il est besoin, l'Inde est aussi pauvrement nationaliste, sauf si, après immersion, on la voit comme un gigantesque ashram, une gigantesque coopérative où l'économie justement n'est pas dictée par le profit, mais par la résolution de la pauvreté de chacun de ses membres; après immersion on en vient à revenir sur ses propres croyances en la petite taille nécessaire de l'économie coopérative, Nathanaël aurait donc raison, et l'action de l'intouchable qui réduit toute la journée le caillou tendre en poudre nourrit toute cette collectivité du béton qui est produit, pont, maison, école. Ceci n'est pas une justification, ceci est une observation. La "bonne guerre", donc, déroutant kaléidoscope de l'Inde où les biographies de Gandhi et Mein Kampf se cotoient dans les librairies, Shiva, Dieu de la destruction, est premier, est nécessaire au flux, ce combat n'est pas le mien et j'ai failli là refermer le journal, ma lecture et vous abandonner, la "bonne guerre" disions-nous" est de s'engager dans le conflit contre les régimes répressifs de la connaissance, et toutes les ouvertures sont donc, sont sans qualificatif, elles sont, circulation totale et continue, mort à la discrétion en son sens mathématique, peut-être est-ce celà la "bonne guerre", et l'on touche bien là à son noeud: le réel est discret, en attente de sauts, et nous, nous nous devons d'avoir une pensée continue. It means, poursuit R. Kachroo, revolution in mindness. And allow the expanding of the existing. No war weapons can do that.

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Published by panopteric - dans fous de l'Inde
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