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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 16:46

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autour du 

Colloque international transdisciplinaire

Dynamiques du vieillissement
Université Denis Diderot Paris 7
15-17 mars 2012

 

 

Un colloque considérable. Nous sommes pour l'heure dans un club institué en laboratoire: une institution qui se tente à d'autres, et tout autant de lieux; une institution qui s'éprendrait de la dynamique qu'on lui refuse ? Les psychanalystes sont incapables d'une table ronde; mais des voix, d'abord: ce coeur "nouveau" de la société, vieillissant, est-il condensation normale ? Ou le vieillard tachypsychique se leurre-t-il à lui-même, ayant la faiblesse de croire ? L'oisiveté des corps-vieux fut autrefois objectif de société, elle signe aujourd'hui leur enfermement, et la psychanalyse voudrait faire tomber ces murs là, comme elle a refusé de faire choir ceux de la psychose. Quid du coeur dans cette contingence du corps ? Y-a-t-il, hors des débats scientistes entrant en résistance contre l'entropie du corps-organe, une limite à l'emmagasinement des capacités psychiques ? Nomades de l'environnement, notre circulation emmagasine le réel, et nous en isole progressivement; l'énorme de notre niche écologique est contrepoint de notre mortalité. Mais, dans l'attente, la prison de retraite du vieil occident, catastrophe, n'est pas loin: ce colloque s'est érigé résolument pour endiguer cette dé-liaison.

 

 

(développement en ligne ici)

 

 

 

 

Petite annonce, le Quotidien du médecin, mars 2009:

Clinique recherche UN MÉDECIN GÉNÉRALISTE (H/F)
Poste et mission : en intégrant une équipe pluridisciplinaire, vous aurez
pour mission de gérer une unité de 40 lits de soins de suite indifférenciés à
orientation polypathologies des personnes âgées

 

 

 

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Le Monde.fr, 18 mai 2005   LE CORKIGENE

Certains eurent le bon sens de la combustion spontanée, d'autres se firent dévorer par leurs chats. Mais Daphné coula, provoquant un dégat des os chez sa voisine du dessous. Et ce n'est pas un mauvais polar, mais un drame de la solitude, oh, non, pardon, de la canicule. Daphné "a commis une faute en souillant l'appartement de ses voisins" (article 1382 du code civil : "Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer") (Donc le corps qui coule est un fait de l'homme).  Si la fille de Daphné avait "pris journellement des nouvelles de la santé de sa mère, elle aurait rapidement constaté que celle-ci était décédée et les produits de décomposition n'auraient pas détérioré l' appartement". Le cadavre de Daphné "est une chose" dont sa fille avait la garde, sa responsabilité doit être engagée sur le fondement de l'article 1384 du code civil ("on est responsable non seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l'on a sous sa garde")...

 

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