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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 12:18
La marche est un mode de locomotion bipède avec activité alternée des membres inférieurs et maintien de l'équilibre dynamique


Contrairement à la course, la marche est une succession d'appuis (doubles et unilatéraux): le marcheur garde toujours un pied au sol, le pas est la distance qui sépare deux appuis des talons au sol. La cadence de marche est de l'ordre de 70 à 80 pas/minute.



Le cycle de marche est l'activité d'un seul membre inférieur, depuis le contact du talon au sol jusqu'au prochain contact de ce même talon au sol: attaque du talon, puis le pied s'abat au sol, s'y aplatit, s'y fixe (appui talonnier, puis les appuis passent aux têtes des métatarsiens, il y a fusion des appuis métatarsiens, puis fusion talonnière-métatarsienne: le pied est à plat au sol); déjà le talon se décolle (les orteils sont alors les seuls points fixes, c'est l'ensemble du pied et du squelette jambier qui bascule autour d'eux, le membre inférieur devient un double pendule dont le seul point fixe sont les orteils), deuxième impulsion et décollement des orteils, et l'oscillation: un membre est portant, l'autre est oscillant. Avancée du membre oscillant, rapide, en décharge.




La marche est un déséquilibre antérieur permanent: le centre de gravité dépasse toujours la base de sustentation



Le membre antérieur (frein) rattrape le déséquilibre provoqué par le membre postérieur (propulseur). Pour un rendement optimal de la marche, le centre de gravité, qui oscille dans le plan sagittal, doit décrire une sinusoïde de la plus faible amplitude possible; il décrit également une autre sinusoïde dans un plan horizontal, car l'ensemble du corps se met en équilibre sur le pied porteur: le centre de gravité  a une allure hémi-hélicoïdale.


Importance de l'inertie, vers un mouvement perpétuel du squelette, pour que la marche soit le moins coûteuse possible; le muscle stabilise, équilibre, solidarise, mais tend au silence.




Le pied sert de point fixe et tout le reste est mobilisé par rapport à lui

La ceinture scapulaire effectue une contre-rotation opposée à celle de la ceinture pelvienne; les vertèbres suivent les rotations des ceintures, qui s'annulent au niveau de D6-D8, vertèbres neutres. Les rotations sont freinées pour préparer leur inversion dès que les orteils quittent le sol.





Achat de l'armoire indienne et rangement des cartons jamais ouverts parfois:
entre un cours de 1983 sur le SIDA, "hors-programme mais ça pourrait prendre de l'importance dans l'avenir",
et une diapo-culte de la vallée du Rift  où tout aurait commencé pour moi,
 je retrouve ce cours sur la marche, emprunté au frère, et véritable anthropologie dynamique à lui seul.
 Je suis là pour ça.




dessiner des talus
les pieds sur le plancher
l'homme est dans la perte de l'opposition de deux de ses quatre mains
empreintes de pas
la mer peut laver sur le sable nos pas, et le vent...
je ne danse pas, je saute, je perd le contact
la marche est évidement: le centre y risque, s'y blesse, agresse, prend
métamorphase et métatarso-phalangienne
tout démarra dans l'os, tout avance par l'os, la chair accompagne la marche: parole, moelle et os
est-ce que j'ai pied ?
chute en avant, disait le père

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Published by panopteric - dans poussières d'os
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