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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 21:34

30 décembre 1999


Le ciel est coupé au cordeau par la falaise: le calme de toute une horizontalité de nuit est heurté par la levée encore plus noire, et toujours chaude, de la roche. Mais nulle oppression, mais plutôt une présence totale, calme et brousse, car ceux-qui-ne-sentent pas ne dorment pas ici, ceux-qui-passent sont à l'hôtel, trop proche et démesurément loin. Banani / Sangha. La rivière de mon village ne fait penser à rien. Celui qui se trouve auprès d'elle est auprès d'elle, tout simplement. Le grand escalier du loin est peine des femmes, transit dangereux, chicorée, marché, mouton, dolo, un peu coule, éclate, écrase le cou qui porte, tu y étais, il y a quelques années, tu as été tout celà, je coinçai, tabouret, obligé, je te suis obligé: il faut être malheureux de temps à autre afin de pouvoir être naturel...


31 décembre 1999

Cri de l'oiseau, 14 heures, vibration, invisible, légère dans la lumière. Baobab: immense au monde et dépouillé à la fois. Sous le grenier, le groupe du temps s'est arrêté: ils ne passeront jamais l'an, et le mouton non plus. Dix jours, le Bordeaux, transport: surprend par son naturel, par son fruit, délire de poussière, ivresse de cuit: il est aussi et encore ce midi, et le bissap encore chaud offert dans la cour du maître, du maître qui prenait la peine des filles, les prenait en sa peine. Tout un apprentissage de science à désapprendre, mais les étoiles ne sont à la fin que des étoiles, et les fleurs que des fleurs, ce pourquoi nous les appelons étoiles et fleurs. J'aime les arbres parce qu'ils sont des arbres, sans ma pensée.

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Published by panopteric - dans livraison
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