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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 22:29

25 décembre 1999

Le pharmacien du pont n'aura jamais compris le pourquoi du taxi-brousse, déjà son neveu s'organise à l'émerveillement, à l'écran plus que géant du grand mur blanc de son salon, du salon de la grande maison blanche à Mercedes. Chez le père Francis, avant, tard de l'avion, c'était là la première nuit, la nuit à moustiques, la nuit à fatigue qui empêche, le camp des cocon ne fleurira que demain, fleurira trop tard peut-être. Tambours de l'amour, cour des petits vents, pas tourbillonnants, attendre. Coupe des nations et sel en plaques des caravanes, encore. Pinasse le fleuve, bivouac,  jardin des délices.

Et toujours ce non-possible du sentiment, l'invasion heureuse et dense par l'abstraction et la sensation, mais l'affaiblissement de l'idéal à action, l'appauvrissement du  dit, en plein continent de l'oral. Mais le mythe approche, la voûte est proche, la lune enfin se lève, et un jour comploteront à nouveau l'action, le mythe, pour tes enfants, ici.



26 décembre 1999
Ces matérialistes-là sont aveugles. Ils prétendent que l'espace est infini. Je ne conçois rien comme infini (...). Ce qui n'a pas de limites n'existe pas. Réveil du campement de l'extérieur, lent effacement des pupes opalescentes, encore nourries à une puissance dominatrice, une matrice. De l'intérieur, encore, attache gracile à la voûte, totale autonomie et nourriture sacrée d'un Meilleur des mondes. Point de gémissements sauf le silence de l'eau. Toit-fil attaché à la limite de la voûte qui s'éteint de lumière, et toi, attaché à la fractale de l'arbre rare. Rouge de l'aube sur la plaine à riz. Restes des éclats-métal des filets remontés, pleins et vides à la fois, au soir de la veille, fruits de l'eau du jour, au juste avant de rien, puis la patiente lune rousse qui s'élève, et le  lit large argenté du fleuve, et parfois l'énorme masse cubique et noire d'une pinasse qui y fonce vers le nord éteint, aux voix des hommes qui s'y animent, route claire de carème qui trace la nuit. Mais vient la lune qui éclaire, la fin des contrastes, et le repos des corps.


Jamais je n'ai gardé de troupeaux. (...) Je salue tous ceux qui d'aventure me liront. (...) Je les salue et je leur souhaite du soleil, et de la pluie, quand c'est la pluie qu'il leur faut.


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Published by panopteric - dans livraison
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