Lundi 15 juin 2009


Extraire le métal, ouvrir et dépouiller la terre, éloigne les choses en s'accaparant l'illusoire  de transformation.
Les Scandinaves le chantent dans leurs sagas, ce pillage tellement alléchant et  qui rompt l'équilibre, qui doit sacrifier aux Dieux.

Ce métal qui permettrait tout achat, accaparation de tout, et non plus dynamique  d'échange du monde des vivants et des âmes; et ce métal qui impose les mots et qui chasse l'art. Nous snobons tout sacrifice à l'énergie fossile.

Nous croyons encore à l'"auto"mobile, extraction totale sans lendemain, minerais noirs et brillants mélangés au feu détourné, très bas-fourneaux insolents. La "caste" africaine des forgerons, aussi, au premier abord nous fascine, puis par nous, éloignés, est riée.

Le minéral est inégal, l'arable est rasa.
Profanation germanique, ou pratique de François.
L'achat qui déjoue les choses, jusqu'au virtuel: monnayé !
L'humus qui circule les vivants, jusqu'au suc.
Cesser de creuser mais lire, cesser de ruser mais dire.

Réel ou spécialistes.



Les choses doivent être changées - radicalement -
Notre but doit être de créer une société nouvelle,
 dans laquelle Madame la Pauvreté sera, non pas une femme de ménage crottée,
mais une forme splendide de lumière, de grâce et de beauté.

A. Huxley
Point Counter Point
1928

Par panopteric - Publié dans : révoltes de papier - Communauté : Anarchiste
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