Extraire le métal, ouvrir et dépouiller la terre, éloigne les choses en s'accaparant l'illusoire de transformation. Les Scandinaves le chantent dans leurs sagas, ce pillage tellement alléchant
et qui rompt l'équilibre, qui doit sacrifier aux Dieux.
Ce métal qui permettrait tout achat, accaparation de tout, et non plus dynamique d'échange du monde des vivants
et des âmes; et ce métal qui impose les mots et qui chasse l'art. Nous snobons tout sacrifice à l'énergie
fossile.
Nous croyons encore à l'"auto"mobile, extraction totale sans lendemain, minerais noirs et brillants mélangés au feu
détourné, très bas-fourneaux insolents. La "caste" africaine des forgerons, aussi, au premier abord nous
fascine, puis par nous, éloignés, est riée.
Le minéral est inégal, l'arable est rasa.
Profanation germanique, ou pratique de François.
L'achat qui déjoue les choses, jusqu'au virtuel: monnayé !
L'humus qui circule les vivants, jusqu'au suc.
Cesser de creuser mais lire, cesser de ruser mais dire.
Réel ou spécialistes.
Les choses doivent être changées - radicalement -
Notre but doit être de créer une société nouvelle,
dans laquelle Madame la Pauvreté sera, non pas une femme de ménage crottée,
mais une forme splendide de lumière, de grâce et de beauté.
A. Huxley
Point Counter Point
1928