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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 16:54
réflexions autour de l'article de Alain Beuve-Méry sur Stéphane Audeguy, "nous avons arraisonné  la nature", Le Monde des Livres, 22 mai 2009



Robert Antelme (rescapé de Dachau, et l'attendu de Marguerite Duras dans La Douleur) dit dans son témoignage, L'espèce humaine: "il n'y a pas d'ambiguïté, nous restons des hommes, nous ne finirons qu'en hommes (...). C'est un rêve SS de croire que nous avons pour mission historique de changer d'espèce".


Nous sommes des animaux dénaturés, dira un autre résistant célèbre.


Alors, où sommes-nous donc dans cette nature à laquelle nous croyons ne pas appartenir ? Evoluer ne serait-ce pas justement devenir conscient de cette appartenance, supprimer tous les règnes ? Mesure du chemin immense qui reste à parcourir alors que le XXe siècle a  été l'apogée des races...


Mesure aussi des dérives possibles: le "surhomme" aurobindien qui doit naître, par évolution dirigée de sa conscience, ne doit pas lui non plus sortir de l'espèce et créer un nouveau "bocal", mais bien retrouver le fluide de sa terre, pour s'y mouvoir dans tous les degrés de liberté, et non se sentir conquérant de lui-même, ou explorateur d'une échelle des êtres.


Le sujet du SS, le "supersujet", n'est qu'un sujet sans Atman, un Moi sans Soi.



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Published by panopteric
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