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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 21:28
L'immunologie, ou la science qui inventa l'invasion par l'intérieur pour pouvoir exister




Sclérose en plaques (SEP):"auto-Anticorps" anti-myéline (contre la gaine)

Lupus érythémateux disséminé (LED): "auto-Anticorps" anti-nucléaires (contre le code)

Et gaine et code forment bien le "corps"...




On débattait autour de ces différents "modèles" de maladies "auto-immunes": émergence de cellules ou d'anticorps dirigés contre le "soi", antigènes du "soi" démasqués de leurs "sanctuaires" normalement impénétrables par le système immunitaire (oeil, système nerveux, gonades), ou agression induite indirectement, par réactions croisées, des anticorps induits par des germes particuliers reconnaissant aussi des motifs antigéniques du "soi" ?
On construisait, alors, l'agression à partir d'un intérieur. 1983. De  cette "auto-immunité" prétendue  on passa à l'agression réelle, et bien de l'extérieur (donc): le VIH. Car vint l'agression du virus du SIDA au coeur même du système immunitaire (cellules dendritiques, macrophages, lymphocytes T CD4+). Alors érigée en science, l'immunologie y perdit son aura clinique un peu mystérieuse, et de laquelle se réclamaient de pseudo-mandarins "internistes", qui durent céder de leur morgue aux biologistes.


Mais cette mort venue de l'extérieur augmentait bel et bien celle de l'intérieur, et les cellules mortes par apotose, ce suicide en conditions défavorables, survivent "karmiquement" par leurs antigènes internes, maintenant exposés en surface des cellules "nettoyeuses" ayant phagocyté leurs fragments; c'est bien aujourd'hui l'intérieur agressé qui s'exprime: des "auto-anticorps" peuvent bien alors se former par reconnaissance de ces motifs autrefois internes... mais ils n'intéressent plus personne, ayant perdu leur mystère, et leur nom, dans  ce vivant "deleuzien" caractérisé dans la communication entre ses différentes strates, du noyau à l'enveloppe. Le "soi" et l'"environnement": un continu de cyto"membranes", d'"enveloppes" tégumentaires, de "barrières" d'espèce, d'"interfaces" minérales / organiques...


Le VIH est bel-et-bien cheval de Troie, paradigme fondateur de l'immunologie (bio)(médicale). Perte d'étoffe d'une discipline maintenant strictement réduite au corps dans toutes ses acceptations.

Et ce "soi immunologique" que l'on voulait définir depuis ces mêmes membranes, enveloppes, barrières, est bien chevauchement de frontières privées et publiques ; le soi et l'environnement ne sont plus discrets mais continus dans un gradient antigénique, un environnement public nous habite,  ce « stroma » des histologistes, cette chair, ce corps qui fait face à l' « anti »-corps des immunologistes, mais n'est en fait que  contrepoint ou matrice de notre système immunitaire.

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Published by panopteric - dans médecine conjonctive
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