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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 21:07


Qu'est-ce qu'un blog
sinon un journal antérieur, un Adieu fait en paix, sans oubli ni abandon, simplement pour aller seul dans le ressenti de l'instant et du vent ?


Comment dire Adieu à ceux qu'on aime plutôt que de se taire, en soufflant sur l'étincelle suffocante, comment dire Adieu et garder le Feu, cette voûte peu ambitieuse et pourtant sans fin ?


Quoi d'autre ici que le plaisir de lire au soleil pâle au dessus de la rivière ?


Quoi d'autre qu'Elle, qui m'entraîne sur le chemin où j'aime aller mais qui nous éloigne ?


Quoi d'autre que l'Extase de la nature et le Stress du travail qu'on n'a pas, alors qu'au galop on s'approche de ces textes, et qu'on traverse des névés ?


Quoi d'autre alors que nous, réfléchissant à deux ?


Un blog est érosion: les montagnent gravitent et les hommes les gravissent.


Encyclopédie du chemin
Tu fais le chemin Nous le faisons Pommes de pin écrasées Et passent quelques vaches Quelques racines polies puis cassées Cailloux concassés Et quelques gouttes de sueur Nous le faisons depuis que tous les chemins se font Sauf remembrement Et quelques lapins Et toujours les pas écrasent Et puis le vent poussière Et vient la nuit et ses passages Et son eau Et surtout la neige, tentative de printemps Et les quelques touffes Bouquets jaunes résistants Et le bois coupé  Le chemin est un niveau de travail  C'est même le premier Bêtes, hommes, flore Flore traversée incorporée morte ou vivante ? Niveau de travail Du seul travail Fouiller un sol foulé Blanc plus minéral Ocre plus forêt Ou au travers de blocs Le chemin fait strate.


Quoi d'autres que notes de lecture et archéologie ?


Vers le blog ultime, unique, instantané, hyperconnaissance ? Sauf la limite que nous avons accordée au temps... nous y sommes... creuser, ne rien penser, plaisir de l'exploration totale de l'infime et de l'isolé,  attente passive et confiante du grand voyeur, du grand organisateur, du père, le grand tableau blanc, la dépendance au liant, le parement seulement restitué car depuis longtemps pillé. Incapacité de restitution, bain d'immanence, la matière était bien au fond du trou, comme la forêt, comme la littérature. "Un livre lu pour vous", avait-il remarqué dans ma copie. Continuité du sacré, pas de restitution nécessaire. Etre absent de l'histoire-construction, être au fond de ce qui crée les vagues qui vous porterons. Seule la laisse de mer travaille le monde, sans souci de la marée, empreinte-pas.


Ceci n'est pas un blog ?

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Published by panopteric - dans le grand bleu du ciel
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