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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 20:00
Septième vague: je n'avais pas à compter, à vérifier, moi (link), puisque l'aïeule le disait: "regarde bien, la septième vague est toujours la plus forte". Je comptais quand même, mais j'étais la septième vague, je la savais, immergé, heureux. Septième vague, quelque chose de l'englobement béat, via les mots, dans la matière; de la tendresse rare, aussi, associée, à cette septième vague qui devait forcément arriver, avec l'aïeule qui venait là pour nous, et il n'y en avait pas beaucoup d'autre, de tendresse, dans cette enfance là; passeur social, aussi, la septième vague, accroche à la génération, et espoir pour demain.



Je t'ai espéré la neige plutôt que le crachin, et il fait soleil, à bientôt peut-être, tu es ma septième vague. Ce soir l'air s'est vidé de toute particule à l'horizon du pâle. Et apparaissent les caps, toujours invisibles à l'habitude, et plus qu'à l'habitude. Une précision, un dévoilement, dévoilage, volière, à la limite du normal. La côte en est raccourcie, et nous (les quelques humains en merveilles aimantés ici), enfin moi, trop près. Bleu-blanc d'avant l'homme. Surtout vers le Sud, cette supra-netteté échappée du degré zéro du paysage. La frappe des vagues y est aussi, son, dans cette affaire, malgré sa régularité d'oubli. L'eau avance pourtant, apporte nappe après nappe, restaure l'espace-côte-attrape. Le réel n'est pas alors de rentrer dans la ville, perte, mais bien de marcher sur l'eau.


Conflit, comment le conflit accapare et épuise: tellement c'est clair ici, emprise, en mère. Mais combien aussi est une, forte, nouvelle, à chaque coucher du ciel, déchirure de la peau-sujet chaque fois plus étrange, cette septième vague qui vient s'épuiser juste à mon pied, roulant le seul coquillage trouvé à gauche de son centre, jamais au centre, et quelques algues accrochées à venir, sous les assauts des astres qui contournent, il n'y a plus qu'une force, las les physiciens perplexes, une force bleue et claire, las les dermatologues, une force de la non-tunique.


Laissera donc place à votre interprétation, le fil ne sera pas perdu, seuls certains savent dire ces demi-maux, la moitié non-dite au moins aussi forte par son reste. Je fuis la saumure pour le saumon frais, le tamisé pour la terrasse, la télé pour le dire. D'un bocal l'autre, je revis. Merci à toutes mes prisons.
Cette mer a besoin de moi.
Mais ne suis-je plus déjà qu'un point libre ?
Théorie - extase et retour - de châteaux de sable: rendre à la mer.
Plage qui s'étire sans fin autour de chez nous.
J'aimerais l'orage me baigner avec toi.
Autant de bouées
Jaunes ballotées dans l'or.
Au retour j'ai pu traverser
en tout cas dans ce rythme plus lent, celui du feuillage et du livre. Au loin, du monde, parvient l'imposture: "Mesdames Messieurs, votre attention..." et la période du sol. Mon balcon n'a plus de porte de sortie. Le tribunal peut bien me convoquer doublement.
Ma non-douleur scelle ce monde.


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Published by panopteric - dans autographe
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