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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 13:48

 


Puis je marchai, donc.

Seule une marcheuse* pouvait analyser l'homme sans jambes et sans sexe.

 

D'un muret de conténement d'un chemin creux - vu du chemin en tout cas - et la pâture en surplomb ne partage sans doute pas cette position -, d'un pan effondré de ce mur, pour être plus impartial peut-être - puisque celà étant dit ce mur ne contient plus rien, pas même lui-même, répandu sur le dit chemin, et que l'épaisse pâture, là-haut, ne demande qu'à suivre, emplir, dévaler, bien que semblant attendre encore poliment, à mon passage pour le moins, l'annonce officielle du changement de saison - d'un muret de conténement d'un chemin creux, donc, je prélève l'androgyne de Vézelay, ligne de cryofracture parfaite dans la pierre qui fut, brisure dans laquelle quelques millimètres d'humus, granuleux et friables, se sont infiltrés; la cassure est brutale, nette, antérieure à la chute, mais il y a conspiration des engendrements aux courbures asymétriques, conspiration envers la verticalité du parement.


Pierre presse de terre, où glisser quelques mots qui retournent à l'Un, sans lamentation: espoir, et quelques lichens.

 

 

 

 

(*Tout ce qui en moi n'était pas..., in Promenade parmi les tons voisins, E. de la Héronnière, Isolato, 2007)

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Published by panopteric - dans le grand bleu du ciel
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