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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 16:54

Tout le monde ne peut pas être gouverneur des ses îles générales

 

Quand on a vogué jusqu'au centre-sud de la première orbe, là où tout barbouille, où tout casse-os, où rien ne passe, tout près du dit-saucisson, d'où l'heure terrible, solution lit-mythe, sur le o de ce centre là obligé: on ne veut pas se stabiliser.

 

On a tous les choix. On déguste. C'est là qu'on est tenté par le Guru. C'est là que le Guru est facile et baume. Que le mystique a su garder sa douleur du solitaire au bord du tout. Moi j'ai vu le chef et le médecin des fous. On sent la bascule. On en oublie même la femme qui pourrait tirer un bord de joie.

O

Seul le mOt.

Est ligne ouverte et flèche de soi.

Plus rien ne gouverne.

 

Avoir une heure d'avance sur la pitié, en habit de jeune homme, la banane à la main, et l'horloge enfin sous le nez. Ne regarder que la grande aiguille.

Retrouver l'attrait de l'affiche complète mais qui ne donnera jamais son autre côté: un programme à ne pas réaliser.

Faudra bien un jour ? Faudra bien quoi ? Y aller ?

Le noyau de la cellule m'a toujours fasciné.

Simplement, il ne fallait pas le voir isolé à son centre, mais ouvert à tous les bords.

On voyage plus quand c'est gratuit.

 

Quand on visite Dachau, on se sent à la fois victime et coupable, désespéré et jouisseur, écoeuré et envoûté.

 

Perversité ?

Pas forcément.

Génocideurs, Noeuds, et Fosses.

Dans un lit qui vogue fermement J'écrirai du béton.

Serai-je, de déporté, devenu un rescapé ?

 

Extase blanche de la grande table où attendent bouquins, notes et piles à venir, mémoire en formation, mise en commun, d'une véranda l'autre, bureau commun de la circulation. De l'autre côté, pathétiques îlots impraticables, à collections de timbres ou autres coiffeuses pour jeunes filles modèle qui iront apprendre à avoir peur.

 

C'est là que tout a recommencé.

Estuaire au soir de changement d'heure vers le jour.

L'esprit avance en bancs serrés, ils sont sans doute plus du millier, derrière l'orange et le bleu du soir, eux glissent sur l'eau à ras de la terre qui brille, ensemenceurs ailés.

Il faut passer ce miroir, cette singularité, cette langue qui s'enfonce en coin entre les eaux, allez voir, cet entre-mer, passez aussi le miroir, une fois qu'on y est, une fois, alors c'est facile.

Comme ce léger décalage qui permet d'avancer le regard, roue qui perd sur le sable, anti-Prozac.

La limite est ténue, je le sais.

 

Autocar Le Touquet-Etaples.

Le journaliste cambodgien, héros de La Déchirure, est mort ce week-end d'un cancer du pancréas à l'âge de 65 ans, aux USA. Après 4 ans de survie miraculeuse.

Un père qui partage certainement avec moi un espace intermédiaire extrêmement proche, même si j'avais si longtemps effacé son nom.

 

Café de la gare. Casé-calé-coulé dans un improbable et quintal cône sphéroïdant - mais comment s'est-il hissé-porté là, en tas, sur ce tabouret ? Regard vif en haut de cette pyramide qui écartèle deux jambes de part-et-d'autre du porte-otarie. Et devant une vomissure énorme coulée entre lui et la paroi du bar, tout s'est échappé en flots figés de ce corps résigné et sphincter, résigné sauf le regard fin et la voix vite, par coups, qui tire, caustique, fidèle, rire. A l'autre bout du comptoir, d'un ballon de rosé l'autre, arrêt du gras, c'est la tête qui a tout épongé, regard dépoli au suivi machinal, travelling hébété.

 

Bourg-la-reine, mes mails. Carbone, la revue qui devait me publier, a fait faillite. Moi j'aimais. Ma mission restera journal fantastique. Et moi philosophe épuisé. Mais je publierai sous le nom du père. Je n'ai plus la place pour un pseudonyme.

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Published by panopteric - dans le grand bleu du ciel
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