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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 19:19
La femme est la première et la dernière maladie (cachexie, mitochondrie)

 


La femme revient par la mère, ne cédant jamais, épuisant notre monde par son homoplasme imposé. Elle nous enflamme, elle nous réduit ; extase et cachexie. La femme est la première et la dernière maladie, celle qui arrache et celle qui rend, celle qui tient, celle qui nourrit, notre énergie au monde.

 

 

 

La cachexie est souvent le stade ultime de la maladie. Elle relève d'un processus pro-inflammatoire actif, et d'un emballement énergétique mitochondrial. Or, nous sommes homoplasmiques, c'est-à-dire que le cytoplasme, l'amnios de toutes nos cellules, est exclusivement maternel: les mitochondries spermatiques sont éliminées durant le processus de fécondation ou au plus tard lors des premiers stades de l'embryon, et notre machinerie énergétique, celle qui baigne notre code génétique hybride, est elle majoritairement femelle.

 

 

Transformateurs énergétiques, dotées de leur propres gènes, les mitochondries produisent l'énergie nécessaire à la cellule, à partir du glucose disponible dans le cytoplasme. Dans la cachexie, cet amaigrissement terminal, aucun aliment ne nous emplit plus, tout est brûlé, le corps nous quitte, le muscle fond, le cerveau reçoit des cendres, écoeuré, n'aime plus à manger dehors, et préfère grignoter le corps sans plus rien demander. Même la graisse se transforme, brune, en son propre crématoire, sous l'effet de la douleur. Last illness.

 


Toutes les cellules de notre corps baignent dans un liquide amniotique primordial, régulé par les mitochondries, depuis Eve. Nous sommes des hétérozygotes homoplasmiques: les gènes recombinés des deux lignées baignent dans un monde strictement maternel.

 

 

Les mitochondries régulent la mort cellulaire programmée par apoptose, cette mort programmée est maternelle: que vienne le milieu externe à s'appauvrir, et la cellule se ratatine sur elle même, se fragmente dans le calme, et ses débris sont phagocytés. Quand le milieu est riche, par contre, on y baigne bien, en cette nounou permanente.

 

La transmission de l'ADN mitochondrial est uniparentale et femelle chez la plupart des métazoaires, « un biais de ségrégation mitochondriale exclusivement maternel chez les mammifères »... quand on porte seins, on baigne toujours dans l'amnios. Quel est donc l'intérêt évolutif à ne baigner que dans le maternel, monsieur Darwin ? « Il n'est pas évident de comprendre pourquoi il serait néfaste de disposer d'une mixture de deux génotypes mitochondriaux » ; double bain serait double peine ? Inceste de la double incarnation ? On ne peut se mouvoir en, et gérer qu'un seul corps, sans doute. L'homoplasmie en gage de « norme », n'aimer qu'un corps en gage de citoyenneté respectueuse... Des souris hétéroplasmiques ont été produites et présentent des modifications métaboliques et comportementales : réduction de l'activité physique, diminution de la prise alimentaire, troubles de reconnaissance spatiale, anxiété. A devoir gérer plusieurs corps, on est désorienté, on ne sait qui nourrir. Alors les mères sélectionnent le milieu qui nous sera imposé comme le plus approprié, nous leurs fils, nous leur espèce, qui ne devons donc baigner qu'à une double et pure homoplasmie. Notre surface seule, sans doute, dans son manque fondamental, pleure ce maternel à la fois interne et externe.

 


La femme est bain unique et eau de brûlure
Seul au bain qui sera aussi celui de notre propre rêve nous nous survivrons un jour

 

 

texte complet, notes, références:

http://medecineconjonctive.blogspot.fr/2016/03/the-last-illness-cachexie-mitochondrie.html

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Published by panopteric
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